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Aider une personne en deuil

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Aider une personne en deuil

Aider un proche à faire son deuil est toujours difficile et délicat. Tiraillé entre l’envie d’apporter son soutien et la peur de commettre une maladresse, il est courant de ne pas savoir quoi dire ou quoi faire pour l’épauler.

Présence, écoute, aide dans les tâches du quotidien… retrouvez ci-après des éléments de réflexion sur le thème du deuil, mais aussi quelques conseils pour accompagner au mieux une personne endeuillée.

Sommaire :

Qu’est-ce que le deuil ?

Le mot « deuil » vient du latin « dolus » qui signifie douleur. Ce sentiment est dû à la perte d’un être aimé et à la rupture du lien émotionnel. Le décès d’un proche entraîne ce que l’on peut nommer un « processus de cicatrisation », une période de chagrin plus ou moins longue et intense. Le deuil est une expérience propre à chacun et varie notamment en fonction du niveau d’attachement avec le ou la défunt(e).
Deux notions, à distinguer, se rapportent à ce sujet : le processus de deuil et le travail de deuil.

Le processus de deuil

Le processus de deuil est une « démarche » involontaire et inconsciente, qui s’enclenche dès l’annonce du décès et le début de la période de deuil. C’est quelque chose qui survient, quelque chose de non choisi. À l’image du processus de cicatrisation pour une plaie physique, le processus de deuil fait appel aux ressources du corps et de l’esprit afin de panser cette blessure intérieure.

À savoir, le processus de deuil n’empêche pas qu’une empreinte (une cicatrice) sera toujours ré-activable à des moments clés (date anniversaire, événement familial ou autre). En effet, il est inhérent au processus de deuil de laisser une marque mais, une marque la moins délétère possible pour la personne en deuil.

Le travail de deuil

À ne pas confondre avec la notion précédente, le travail de deuil est une démarche volontaire et consciente. Ce sont toutes les actions réalisées par la personne pour accompagner le processus sous-jacent de cicatrisation, c’est-à-dire pour aider le processus de deuil.

Le travail de deuil implique notamment :

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  • D’admettre la réalité du décès de l’être aimé et de reconnaître la permanence de cette situation pour atténuer la douleur.
  • De laisser s’exprimer les différents sentiments liés au deuil (le chagrin, la culpabilité ou encore la colère) pour atténuer la charge émotionnelle.
  • De construire un nouveau lien avec la personne défunte pour préserver et honorer sa mémoire (ce peut en lui parlant, en mettant en place des petits rituels…)
  • De reprendre pied et de « revivre » sans culpabiliser (en profitant au fur et à mesure des petits plaisirs du quotidien par exemple).

La différence dans le déroulement des deuils est, notamment, cette notion d’engagement ou non de la personne dans le travail de deuil. Certains pensent faussement que le travail de deuil signifie « tourner la page », « oublier le défunt ». Au contraire, il s’agit de prendre soin de soi tout en maintenant le souvenir de la personne décédée.

Les étapes du deuil

Autre notion importante à aborder sur le sujet du deuil : ses étapes. Si chaque expérience du deuil est unique, si chacun le vit à sa manière, son déroulement suit pourtant les quatre phases ci-dessous.

Le choc de l’annonce

L’annonce de décès d’un parent ou d’un proche, surtout si elle est brutale, peut être difficile à croire. Dans certains cas, la personne endeuillée peut entrer dans un état d’incrédulité et de déni. C’est un mécanisme inconscient de protection.

La fuite et la recherche

La personne endeuillée tente, par différents moyens, de fuir la douleur et de préserver la « présence » de l’être cher. Ainsi, certains vont inlassablement toucher ses vêtements, sentir son parfum, visionner ses vidéos pour la voir et l’entendre…

La déstructuration

C’est la prise de conscience de la perte définitive de la personne. Mais, la douleur pensée atténuée s’intensifie alors. Cette étape du deuil peut s’accompagner d’un état dépressif, d’un sentiment intense de solitude et d’incompréhension.

La restructuration

Au fil du temps, la personne endeuillée appréhende mieux la perte de l’être aimé. Elle commence alors à envisager une nouvelle vie sans l’autre, sans pour autant l’oublier.

Il n’existe pas de temporalité immuable du deuil. Aussi, les différentes phases du deuil peuvent se chevaucher ou se prolonger, durer de quelques jours à plusieurs mois, arriver dans un ordre différent. L’important pour faire face au deuil est de mettre des mots sur le vécu ou, du moins, de l’exprimer. L’accompagnement des proches, pourquoi pas par un professionnel (psychiatre ou psychothérapeute spécialisé), est capital. Ce soutien contribue à faciliter le déroulement du deuil, à soulager un tant soit peu la peine, à amorcer la démarche de travail de deuil.

Accompagner un enfant en deuil

Décès d’un parent, décès d’un grand-parent… un deuil familial affecte les adultes autant que les enfants et les adolescents. Aussi, est-il important de les « impliquer » et de les accompagner en de telles circonstances.
Les équipes de ROC ECLERC avaient pris conseil auprès de Delphine Letort, psychopraticienne certifiée en accompagnement du deuil, afin d’aborder l’appréhension de la mort chez l’enfant dans un dossier thématique dédié.

Lire l’article sur le deuil chez l’enfant

Conseils pour accompagner un proche en période de deuil

Comment manifester de son soutien à une personne en deuil ? Les marques d’attention, la solidarité et, bien sûr, la présence sont autant de façon de l’aider.

Écouter et parler avec la personne

Après le décès d’un conjoint ou d’un parent, l’accablement peut perdurer dans le temps. Sans être intrusif ou pesant, l’écoute de la personne en deuil est inestimable. Celle-ci peut passer par des moments de silence, mais aussi ressentir le besoin de s’exprimer. Il est donc essentiel de lui prêter une oreille attentive, de l’aider à verbaliser ses sentiments. Attention, néanmoins, à la laisser s’exprimer librement, sans chercher à mettre des mots sur ses émotions ou à finir ses phrases.

Apporter une aide pratique

Un décès implique de nombreuses démarches. Si la personne n’avait pas souscrit de contrat d’assurance obsèques, toute l’organisation des funérailles (avec les pompes funèbres et autres administrations) sont à entreprendre. Submergée à la fois par ses émotions et les différentes obligations, la famille peut alors apprécier avoir une aide concrète. Cela peut être en proposant de garder les enfants, de faire des courses alimentaires ou de la décharger des tâches ménagères.

Être présent sur le long terme

Faire son deuil nécessite du temps. La peine peut atteindre son paroxysme lors de la phase de restructuration, soit plusieurs mois après l’annonce du décès. Il est donc important de toujours bien entourer une personne endeuillée en lui proposant des sorties et des activités, même si elle peut être réticente au début. Il faut néanmoins respecter son rythme et ne pas la bousculer.

Repérer les éventuels signes d’alerte

L’aide des proches n’est toujours pas suffisant. L’intervention d’un professionnel ou d’une association spécialisée dans l’accompagnement du deuil peut être utile. Aussi, il faut être vigilant à l’apparition de comportements autodestructeurs comme l’abus d’alcool ou de drogue, les crises d’angoisse répétitives, la dépression, l’incapacité de prendre soin de soi et des proches.

L’humain est au cœur du métier de conseiller funéraire. Au service de l’hommage rendu aux défunts, il s’agit aussi d’accompagner les familles dans cette épreuve du deuil. Une écoute attentive, des conseils pertinents, un service de qualité… les conseillers ROC ECLERC sont là pour apporter leur soutien dans ces moments particulièrement délicats.

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