Parce que la vie est déjà assez chère !

Vous faites face à un décès ?

Après les obsèques

Si les obsèques sont terminées, il n’en est pas de même pour les démarches qu’il vous reste à accomplir. De nombreuses formalités administratives sont encore à effectuer, les personnes présentes aux funérailles sont à remercier. 

 

Si vous en ressentez le besoin, vous trouverez dans cette rubrique un accompagnement au deuil. 

Perdre un être cher est une épreuve douloureuse. C’est l’un des évènements les plus bouleversants de la vie qui, un jour ou l’autre, atteint chacun de nous. On se sent perdu dans une tourmente de peine et d’émotions violentes que l’on se croit seul à ressentir.

Le mot « deuil » est un vieux mot français qui signifie « douleur ». Faire son deuil veut donc dire littéralement « Passer à travers sa douleur ».
L’expression « travail de deuil » indique que des efforts personnels sont nécessaires.

Si chaque deuil est unique, le travail de deuil peut être balisé par 5 étapes. Tous les endeuillés passent par un processus lent, douloureux, mais qui permet à terme d’accepter la disparition.
En traversant toutes ces étapes, la personne va remédier au sentiment d’impuissance auquel elle est confrontée. Dès le début du travail de deuil, il faut essayer d’avoir en tête qu’il y aura une fin au chagrin.

Le choc

A l’annonce d’un décès, on entre dans un état de sidération où les émotions et nos facultés de perception semblent paralysées. Cette anesthésie protège en fait contre la violence de l’impact. Abattu, on n’arrive pas à croire la nouvelle…

Le déni

Le déni de la réalité va ensuite se manifester. On va chercher à oublier l’évènement de la perte. Ce refus d’accepter la réalité constitue une sorte d’auto-défense devant l’inéluctable.
Reconnaitre consciemment la perte de l’être aimé ne signifie pas que l’on accepte cette perte.
A la fin de cette étape, la perte doit être reconnue comme définitive.

L’expression des sentiments et des émotions

La troisième étape, c’est le vécu de la douleur. Cette étape est particulièrement difficile à passer. Il est impossible de perdre quelqu’un d’aimé sans éprouver l’une ou l’autre forme de douleur. Vouloir l’éviter ou l’alléger ne fera qu’une chose : la reporter. La douleur ne s’exprime pas seulement physiquement (fatigue chronique, manque de concentration…) ou par des larmes. Elle peut se déguiser sous la colère, de l’agressivité, de culpabilité ou encore dans le rejet de certains proches. Ces manifestations agressives ont besoin de s’extérioriser. La façon dont on est entouré, écouté, réconforté, compte beaucoup. Cela permet en quelque sorte de « vider »  progressivement le réservoir de souffrance que la disparition a rempli.
Le stade de la colère fait place à une sorte de marchandage. « S’il revivait, tout serait différent ». On va tenter de régler d’anciens contentieux afin de se déculpabiliser.
Dans la majorité des cas, le travail de deuil passe ensuite par une phase de dépression. L’évidence s’est imposée et ses conséquences apparaissent concrètement : soucis familiaux, solitude future, difficultés financières, démarches administratives…il ne faut jamais hésiter à se faire aider par un médecin, un psychothérapeute, un groupe de parole…

L’adaptation

Cette quatrième étape concerne la nécessaire adaptation au nouvel environnement sans le défunt. Cette étape peut prendre du temps car on doit être à même d’exprimer et de ressentir objectivement les aspects positifs et négatifs du défunt.

L’acceptation

La finalité de la cinquième étape consiste à donner une nouvelle place au défunt et à réapprendre à vivre. L’absence est réelle mais elle n’est pas totale. Il ne s’agit pas de ne plus l’aimer ou de l’oublier. La restructuration intérieure s’achève.

Le travail du deuil est achevé quand les cinq étapes  sont accomplies. Il est impossible de préciser la durée totale, celle-ci variant selon chacun. Le processus de guérison prend du temps, il faut instaurer une nouvelle relation avec le défunt.  Il n’existe pas de solution pré-faite pour accélérer le processus ou éradiquer la douleur. Prendre le temps de faire son deuil est un bienfait à moyen ou long terme.

L’accomplissement du deuil, c’est la possibilité de repenser à la personne décédée, sans ressentir de douleur intense. La vie reprend sa place. Et aimer de nouveau, ce n’est pas trahir celui qui est parti.

La confrontation des enfants à la mort

Lorsqu’un enfant se retrouve confronté à la mort, il va poser des questions. Il ne faut pas lui mentir et lui donner des réponses claires qui tiennent compte de son âge et des circonstances.
En effet, on discerne trois tranches d’âges pour le vécu du deuil. Jusqu’à 3 ans, un enfant n’a pas conscience de la mort mais il ressent la douleur de son entourage. De 4 à 6 ans, pour lui, s’il en a conscience, la mort n’est que temporaire. En 7 et 10 ans, la mort est perçu comme irréversible et s’en sent coupable.

Il faut être à son écoute. Il faut savoir l’entourer, lui expliquer honnêtement avec des mots simples, lui répéter si nécessaire, le déculpabiliser et lui permettre d’exprimer sa souffrance ou de parler de la personne décédée car il a également besoin de vivre son travail de deuil.